Avant LinkedIn, changer de travail voulait dire mettre à jour son CV, imprimer des dizaines d’exemplaires et espérer que les bons recruteurs les voient. Après LinkedIn, tout a changé. Derrière cette transformation de la vie professionnelle se trouve Reid Hoffman, entrepreneur visionnaire et philosophe du réseau.
Né en 1967 à Stanford, Reid Hoffman fait ses études à Oxford où il s’intéresse à la philosophie, avant de se tourner vers l’industrie technologique. Il débute sa carrière chez Apple puis chez Fujitsu, avant de cofonder SocialNet, l’un des premiers réseaux sociaux en ligne.

Son vrai tournant vient en 1997, quand il rejoint PayPal en tant que vice-président, contribuant à en faire l’un des premiers géants du paiement en ligne.
En 2002, Reid Hoffman fonde LinkedIn depuis son salon avec quelques amis. L’idée : créer un réseau social dédié aux relations professionnelles, où chacun peut afficher son parcours, ses compétences et son réseau de contacts.
Le concept est simple mais révolutionnaire. En quelques années, LinkedIn devient la référence mondiale pour le recrutement, la veille professionnelle et le personal branding. En 2016, Microsoft rachète la plateforme pour 26 milliards de dollars.
Après LinkedIn, Reid Hoffman devient associé du fonds Greylock Partners et investit dans des dizaines de startups, dont Facebook aux tout débuts. Il est également connu pour ses livres sur l’entrepreneuriat et sa vision du « réseau humain » comme moteur de l’économie moderne.
LinkedIn a transformé la relation entre employeurs et candidats, entre professionnels et entre entreprises. Il a créé un espace où la réputation professionnelle se construit en ligne, visible par tous, partout dans le monde.
Reid Hoffman a compris avant beaucoup d’autres que notre identité professionnelle avait besoin d’un espace numérique propre, et il l’a construit.
140 caractères. C’est tout ce qu’il fallait pour révolutionner la façon dont le monde communique. Derrière cette contrainte créatrice se trouve Jack Dorsey, entrepreneur atypique qui a fondé deux entreprises parmi les plus influentes de la Silicon Valley.
Né en 1976 à Saint-Louis, Jack Dorsey développe dès l’enfance une fascination pour les systèmes de dispatch, ces réseaux qui coordonnent les taxis, ambulances et services d’urgence en temps réel. Cette obsession pour la communication instantanée va guider toute sa carrière.

Après des études d’informatique qu’il abandonne pour se lancer dans l’entrepreneuriat, il atterrit à San Francisco où il commence à travailler sur ce qui deviendra Twitter.
En 2006, Jack Dorsey cofonde Twitter avec Biz Stone, Noah Glass et Evan Williams. L’idée de départ est simple : un service permettant de partager ce que l’on fait en ce moment, en quelques mots. Le premier tweet, envoyé par Dorsey lui-même, disait simplement : « just setting up my twttr ».
Twitter devient rapidement un outil incontournable pour les journalistes, les politiques, les célébrités et les citoyens. Il redéfinit ce qu’est l’information en temps réel.
En parallèle de Twitter, Jack Dorsey cofonde Square en 2009, une solution de paiement par carte bancaire depuis un smartphone. Cette innovation démocratise l’accès aux paiements électroniques pour les petits commerçants.
Aujourd’hui rebaptisé Block, le groupe intègre également Cash App et des activités liées aux cryptomonnaies, dont Bitcoin, pour lequel Dorsey est un fervent défenseur.
Jack Dorsey a inventé le format court comme nouveau langage de l’information en ligne. Il a également contribué à démocratiser les paiements numériques pour des millions de petites entreprises. Ces deux innovations ont profondément modifié nos usages quotidiens.
Jack Dorsey est l’exemple rare d’un entrepreneur qui a fondé deux entreprises transformant chacune un secteur entier de notre vie numérique.
Deux étudiants, un algorithme, un garage et une ambition démesurée : organiser toute l’information du monde. L’histoire de Google est aussi l’histoire de Sergey Brin, mathématicien brillant et visionnaire, qui a co-créé avec Larry Page l’entreprise la plus influente de l’ère numérique.
Né en 1973 à Moscou, Sergey Brin immigre aux États-Unis à l’âge de 6 ans avec sa famille, fuyant l’antisémitisme soviétique. Il grandit dans le Maryland et développe très tôt un goût prononcé pour les mathématiques et l’informatique.

Après des études à l’Université du Maryland, il rejoint Stanford pour un doctorat en informatique, où il rencontre Larry Page. Cette rencontre va changer l’histoire d’Internet.
Avec Larry Page, Sergey Brin développe le moteur de recherche BackRub, qui deviendra Google en 1998. Son apport technique est considérable. En effet, il travaille sur l’extraction et l’analyse de données à grande échelle, posant les bases de ce qui deviendra l’un des systèmes informatiques les plus puissants jamais construits.
Les deux associés lèvent leurs premiers fonds auprès d’Andy Bechtolsheim, cofondateur de Sun Microsystems. Il leur remet un chèque de 100 000 dollars avant même qu’ils aient créé leur société.
Au sein d’Alphabet, Sergey Brin supervise X (anciennement Google X), le laboratoire dédié aux projets les plus audacieux. On parle de voitures autonomes Waymo, de lunettes connectées Google Glass, ou encore de ballons stratosphériques Project Loon.
Sa philosophie : encourager des équipes à travailler sur des problèmes que personne d’autre n’ose attaquer, avec un droit à l’échec assumé.
Sergey Brin a co-construit l’outil qui structure la façon dont des milliards de personnes accèdent à l’information. Il a également poussé les limites de ce que la technologie peut accomplir. Cela en finançant des projets qui auraient pu sembler impossibles.
Sergey Brin a transformé une idée de doctorat en une entreprise qui a redéfini notre rapport au savoir et à l’information.
Imaginez une encyclopédie écrite par des millions de personnes, disponible gratuitement dans presque toutes les langues du monde, consultée des milliards de fois par mois. Ce projet qui aurait pu sembler utopique est devenu réalité grâce à Jimmy Wales. Bienvenue dans le monde de Wikipédia.
Né en 1966 en Alabama, Jimmy Wales grandit dans une famille qui valorise l’éducation et la curiosité intellectuelle. Après des études d’économie, il se lance dans le monde de la finance avant de se tourner vers l’Internet naissant à la fin des années 1990.

Passionné par la philosophie du logiciel libre et convaincu que le savoir doit être accessible à tous, il imagine un projet sans précédent : créer la plus grande encyclopédie du monde, collaborative et gratuite.
En 2001, Jimmy Wales cofonde Wikipédia avec Larry Sanger. Le principe est simple et révolutionnaire : n’importe qui peut contribuer, corriger et enrichir les articles. En quelques années, Wikipédia dépasse toutes les encyclopédies existantes en termes de volume et de langues couvertes.
Aujourd’hui, le site compte plus de 60 millions d’articles dans plus de 300 langues, rédigés par des millions de bénévoles à travers le monde.
Ce qui rend Wikipédia unique, c’est aussi son modèle : la Wikimedia Foundation, organisation à but non lucratif fondée par Wales, refuse la publicité et survit grâce aux dons des utilisateurs. Dans un écosystème numérique dominé par la publicité ciblée, cette posture est presque subversive.
Jimmy Wales a résisté à de nombreuses tentations commerciales, préférant maintenir Wikipédia comme un bien commun numérique.
Wikipédia a transformé la façon dont l’humanité accède au savoir. C’est devenu la première source d’information de millions de personnes, un outil indispensable pour les élèves, les chercheurs, les journalistes. Il a prouvé que la collaboration ouverte à grande échelle pouvait produire quelque chose d’extraordinaire.
Jimmy Wales a démontré qu’Internet pouvait être un outil de partage du savoir, accessible à tous et construit par tous.
Chaque fois que vous envoyez un e-mail, regardez une vidéo en ligne ou passez un appel sur votre smartphone, vous utilisez une technologie dont peu de gens connaissent le père. Robert Kahn est l’un des hommes qui ont littéralement inventé Internet, non pas comme concept, mais comme infrastructure technique fonctionnelle.
Né en 1938 à Brooklyn, Robert Kahn est un ingénieur et informaticien américain formé à l’Université Princeton. Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu’il rejoint le projet ARPANET, le précurseur d’Internet financé par l’armée américaine, à la fin des années 1960.
Au début des années 1970, Robert Kahn s’associe avec Vinton Cerf pour résoudre un problème fondamental : comment faire communiquer entre eux des ordinateurs de marques et de types différents, situés n’importe où dans le monde ?

Leur réponse : le protocole TCP/IP, publié en 1974. TCP/IP est le langage commun qui permet à tous les appareils connectés de se comprendre, quelle que soit leur origine. C’est littéralement la grammaire d’Internet. Sans elle, le Web n’aurait jamais pu exister.
Contrairement à d’autres figures de la tech, Robert Kahn n’a pas fondé d’entreprise milliardaire ni lancé de produit grand public. Il a préféré continuer à travailler dans la recherche et l’administration, notamment au sein de la DARPA et en fondant la Corporation for National Research Initiatives.
En 2004, il reçoit avec Cerf le Prix Turing, la plus haute distinction en informatique, pour leur invention qui a changé le monde.
Sans TCP/IP, Internet tel que nous le connaissons n’existerait tout simplement pas. Chaque message, chaque recherche, chaque paiement en ligne emprunte le protocole qu’il a co-inventé. Son impact est total, permanent et universel.
Robert Kahn est l’un de ces bâtisseurs de l’ombre dont le travail structure chaque instant de notre vie numérique.
Certains parcours semblent tracés à l’avance, d’autres sont surprenants. Celui de Demis Hassabis fait partie de la seconde catégorie. Entre sciences, jeux et intelligence artificielle, il a su relier des univers différents pour créer des avancées majeures. Aujourd’hui, il est l’un des visages les plus influents de l’IA, à la croisée de la recherche et de l’innovation.

Né en 1976 au Royaume-Uni, Demis Hassabis se distingue très tôt comme un enfant prodige. Passionné par les échecs, il atteint un niveau international dès son plus jeune âge. Mais au-delà du jeu, c’est le fonctionnement de l’esprit humain qui l’intrigue.
Il se tourne alors vers les neurosciences et l’informatique, avec une ambition claire : comprendre l’intelligence pour mieux la reproduire. Cette approche multidisciplinaire deviendra la base de tout son travail.
En 2010, Demis Hassabis fonde DeepMind, une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle. Son objectif : créer des systèmes capables d’apprendre de manière autonome, comme le ferait un humain.
L’entreprise se fait rapidement remarquer pour ses avancées spectaculaires, notamment dans le domaine des jeux avec AlphaGo, une IA capable de battre des champions humains à des jeux extrêmement complexes.
Rachetée par Google, DeepMind devient un acteur central de la recherche en intelligence artificielle à l’échelle mondiale.
L’un des aspects les plus marquants du travail de Demis Hassabis est son application à des domaines scientifiques. Grâce à l’IA, ses équipes ont notamment réalisé des avancées majeures en biologie, en particulier dans la compréhension des structures des protéines.
Ces découvertes ont un impact direct sur la recherche médicale et ouvrent de nouvelles perspectives dans le développement de traitements. Cette contribution lui vaudra d’être récompensé par le Prix Nobel de Chimie en 2024.
Demis Hassabis a élargi le champ de l’intelligence artificielle bien au-delà du numérique. Il montre que l’IA peut être un outil puissant pour résoudre des problèmes complexes, dans des domaines aussi variés que la santé, la recherche ou l’environnement.
Il a une approche qui démontre que la technologie, lorsqu’elle est bien orientée, peut avoir un impact concret et durable sur le monde réel.
Avec une approche à la croisée des disciplines, Demis Hassabis montre que l’intelligence artificielle peut avoir un impact bien au-delà du digital.
Comment apprend-on à une machine à reconnaître un chat, une voiture ou un visage humain ? Longtemps, cette question a semblé insoluble. C’est une chercheuse d’origine chinoise, Fei-Fei Li, qui a fourni une réponse décisive en construisant ce qui allait devenir le carburant du deep learning : une base de données d’images d’une ampleur inédite.
Née en 1976 en Chine, Fei-Fei Li immigre aux États-Unis à l’adolescence. Elle se passionne pour la physique avant de se tourner vers l’intelligence artificielle, domaine dans lequel elle réalise son doctorat au California Institute of Technology.

Professeure à l’Université Stanford, elle prend la direction du Stanford Artificial Intelligence Laboratory (SAIL). C’est l’un des centres de recherche les plus influents du monde dans ce domaine.
En 2009, Fei-Fei Li lance ImageNet, un projet ambitieux : constituer la plus grande base de données d’images étiquetées du monde. Avec son équipe, elle rassemble plus de 14 millions d’images classées en 22 000 catégories différentes.
Ce projet change tout. Pour la première fois, les chercheurs disposent de suffisamment de données pour entraîner des réseaux de neurones profonds à reconnaître des objets avec une précision remarquable. C’est en s’appuyant sur ImageNet qu’AlexNet, en 2012, réalise sa percée historique.
Entre 2017 et 2018, Fei-Fei Li rejoint Google en tant que directrice scientifique du Cloud IA. Elle y défend une vision humaine de l’intelligence artificielle, centrée sur ses applications médicales et sociales.
Fei-Fei Li cofonde également AI4ALL, une organisation dédiée à promouvoir la diversité et l’inclusion dans le domaine de l’IA. Elle est convaincue que la technologie ne peut être juste que si elle est construite par des équipes qui reflètent la diversité du monde.
Sans ImageNet, le boom du deep learning en vision par ordinateur n’aurait pas été possible. Les systèmes de reconnaissance faciale, les voitures autonomes, les outils de diagnostic médical par image. Ils lui doivent tous une part essentielle de leur existence.
Fei-Fei Li a donné aux machines la capacité de voir, tout en rappelant que la technologie doit rester au service des humains, et de tous les humains.
L’intelligence artificielle que nous connaissons aujourd’hui repose sur des décennies de recherches menées souvent dans l’indifférence générale. Yoshua Bengio en est l’un des artisans les plus essentiels. Mais ce chercheur exceptionnel est aussi devenu l’une des voix les plus importantes pour appeler à une IA responsable et éthique.
Né en 1964 à Paris et élevé au Canada, Yoshua Bengio est un informaticien dont la carrière est entièrement consacrée à l’apprentissage automatique. Professeur à l’Université de Montréal, il fonde le Mila. C’est l’un des plus grands instituts de recherche en IA au monde, qui a formé une génération entière de chercheurs.

Avec Geoffrey Hinton et Yann LeCun, il forme le trio des « parrains de l’IA », trois chercheurs qui ont maintenu vivante la flamme du deep learning quand personne n’y croyait encore.
Dans les années 1990 et 2000, Yoshua Bengio travaille sur des mécanismes clés qui permettront aux réseaux de neurones de fonctionner à grande échelle : la rétropropagation du gradient, les modèles de langage neuronaux, ou encore les mécanismes d’attention, ancêtres des transformers qui font tourner les IA modernes.
Ses travaux ont longtemps été ignoré par une partie de la communauté scientifique. Ils constituent aujourd’hui les fondations de presque toutes les IA conversationnelles et génératives.
En 2018, Yoshua Bengio, Hinton et LeCun reçoivent conjointement le Prix Turing, la plus haute distinction en informatique. Mais contrairement à certains de ses pairs, Bengio choisit d’utiliser sa notoriété pour alerter sur les risques liés à l’IA. On parle de désinformation, de surveillance de masse ou encore d’armement autonome.
Il est l’un des rares pionniers à s’être engagé publiquement en faveur d’une régulation internationale de l’intelligence artificielle.
Sans ses contributions, les outils d’IA que nous utilisons au quotidien n’auraient pas pu émerger aussi rapidement. Il a non seulement posé des briques techniques fondamentales, mais il incarne aussi une vision de la recherche au service du bien commun, ouverte et partagée.
Yoshua Bengio est à la fois un bâtisseur de l’IA moderne et l’une de ses consciences critiques les plus respectées.
Des visages qui n’ont jamais existé, des œuvres d’art générées en quelques secondes et des vidéos modifiées de façon imperceptible. Tout cela n’aurait pas été possible sans une idée brillante, née un soir de 2014 dans un bar de Montréal. Son auteur : Ian Goodfellow.
Né en 1985 aux États-Unis, Ian Goodfellow est un chercheur en intelligence artificielle formé à l’Université Stanford, puis à l’Université de Montréal. C’est dans cette ville qu’il réalise l’une des découvertes les plus marquantes de l’histoire récente de l’IA, sous la supervision de Yoshua Bengio, l’un des pionniers du deep learning.

En 2014, lors d’une discussion avec des amis dans un bar, Ian Goodfellow imagine une architecture révolutionnaire : les réseaux génératifs adversariaux, ou GANs. Le principe est simple mais ingénieux : deux réseaux de neurones s’affrontent. L’un génère des images, l’autre tente de les détecter comme fausses. En s’entraînant mutuellement, ils atteignent un niveau de réalisme saisissant.
Cette invention ouvre la voie à la génération d’images, de vidéos, de sons et de textes par l’IA. C’est la technologie qui se cache derrière les deepfakes, les avatars virtuels, et les outils comme DALL·E ou Midjourney.
Ian Goodfellow a travaillé pour les plus grandes entreprises technologiques du monde : Google Brain, OpenAI, puis Apple où il a dirigé la recherche en machine learning. Son influence dépasse largement le cadre académique : ses travaux ont directement inspiré des milliers de chercheurs et des centaines d’applications commerciales.
Les GANs ont transformé notre rapport à l’image et à la création. Grâce à cette invention, l’IA ne se contente plus d’analyser ou de classer : elle crée. Cette capacité génératrice est aujourd’hui au cœur de nombreux secteurs. La mode, la publicité, en passant par le cinéma et le jeu vidéo.
Ian Goodfellow a donné à l’intelligence artificielle la capacité de créer, ouvrant un champ des possibles aussi fascinant que vertigineux.
Il y a des noms que le grand public ne connaît pas, mais qui ont littéralement changé le monde. Ilya Sutskever fait partie de ceux-là. C’est un chercheur discret, d’une intelligence rare. Il est l’un des architectes des modèles de langage qui ont bouleversé notre rapport à la technologie et à l’information.
Né en 1986 en Russie, Ilya Sutskever grandit en Israël. Il poursuit ensuite ses études au Canada, à l’Université de Toronto. C’est là qu’il rejoint le laboratoire de Geoffrey Hinton, le « parrain de l’IA », et commence à travailler sur les réseaux de neurones profonds.

Son doctorat sous la supervision de Hinton le propulse immédiatement parmi les chercheurs les plus prometteurs de sa génération.
En 2012, Ilya Sutskever cocrée AlexNet, un réseau de neurones convolutif qui remporte haut la main le concours de reconnaissance d’images ImageNet. Cette victoire marque un tournant. Elle démontre que le deep learning surpasse toutes les approches précédentes et lance une nouvelle ère dans l’intelligence artificielle.
Cet exploit attire immédiatement l’attention de Google qui rachète l’entreprise fondée par Hinton, Sutskever et un troisième chercheur pour plusieurs millions de dollars.
En 2015, Ilya Sutskever cofonde OpenAI aux côtés de Sam Altman et d’autres figures de la tech. Il en devient le directeur scientifique et pilote le développement de la série GPT, des modèles de langage capables de comprendre et de générer du texte de manière bluffante.
Ces travaux aboutissent à ChatGPT, lancé en 2022, qui devient l’application à la croissance la plus rapide de l’histoire d’Internet.
Sans les travaux d’Ilya Sutskever, les assistants conversationnels que des millions de personnes utilisent aujourd’hui n’existeraient pas sous cette forme. Il a contribué à transformer le traitement du langage naturel d’une curiosité académique en une technologie de masse. Ainsi, cela redéfinit notre façon de travailler, d’apprendre et de communiquer.
Ilya Sutskever incarne cette nouvelle génération de chercheurs dont les travaux, menés dans l’ombre des laboratoires, finissent par transformer le quotidien de milliards de personnes.
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